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Selon la norme ISO 8402, c'est l' "Aptitude à retrouver
l'historique, l'utilisation ou la localisation d'un article ou d'une
activité, ou d'articles ou d'activités semblables, au moyen d'une
identification enregistrée."
La traçabilité s'appuie donc sur le résultat d'un processus
d'acquisition d'informations pendant toute la durée de vie d'un
produit, d'un service ou d'un projet.
Née dans le milieu des années
80, la traçabilité répondait alors à un simple souci logistique
: elle garantissait un contrôle des flux de marchandises au sein
d’une chaîne de partenaires, permettant de sérieuses économies. Mais ce n’est pas pour cette raison
que plusieurs sociétés françaises et étrangères, alors que rien
ne les y contraignait, ont récemment pris le parti de se doter de
systèmes complets de traçabilité. A l’heure de la mondialisation
économique et de la complexification des échanges, la responsabilité
engagée par les chefs d’entreprise, en cas de crise, ne repose plus
uniquement sur une entité unique.
La relativement récente affaire Coca-Cola®
l’a d’ailleurs bien prouvé : alors que la firme d’Atlanta et ses
filiales européennes disposaient d’un système de traçabilité, elles
se sont vues interdire la vente de leurs produits par les gouvernements
belge et français parce que leurs clients grossistes ne pouvaient
tracer leurs échanges commerciaux.
La traçabilité, déclinée sous
de multiples formes, va devenir dans les années qui viennent, un
outil incontournable pour toutes les entreprises.
Aujourd’hui, elle concerne tous
les secteurs d’activités et non plus certains secteurs exposés (agroalimentaire,
pharmacie, aéronautique…). Elle s’avère indispensable pour des raisons
autres que purement logistiques : relation de confiance envers le
consommateur, contraintes réglementaires et légales, normalisation,
rappel de produits défectueux, commerce électronique...
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